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Des voitures électriques exposées à la COP22
14 Nov

Finlande : Terrafame envisage d’entamer la production de nickel et de cobalt pour les batteries de voitures électriques

Helsinki – Le groupe minier finlandais Terrafame, qui est principalement en possession de l’Etat, envisage d’entamer la production de nickel et de cobalt pour les batteries de voitures électriques.

Un acteur de Singapour, Trafigura, et le groupe financier Sampo ont accordé à Terrafame un financement de 172 millions d’euros afin de construire une usine à Sotkamo et d’élargir les activités actuelles du groupe.

Terrafame affiche un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros, ce qui serait le double de l’actuel. Une décision sur l’investissement sera prise début 2018 afin que l’usine puisse démarrer en 2020.

.- Le PDG du groupe d’énergie finlandais Fortum, Pekka Lundmark, a défendu la tentative de son entreprise de prendre le contrôle de l’Allemand Uniper, une société qui regroupe les activités de production d’électricité classique et de négoce.

Le géant finlandais, détenu à 51% par l’Etat, a été critiqué par plusieurs ONG environnementales et par le parti de la Ligue des verts en raison des énormes réserves de charbon d’Uniper. Mais M. Lundmark a dit que si l’accord est conclu, Fortum ne compromettra pas sa propre stratégie écologique.

Selon lui, « l’acquisition d’Uniper est suffisamment attrayante pour en faire un choix intéressant pour Fortum ». « Il s’agit d’une opportunité très intéressante d’investir dans une grande société énergétique européenne », a-t-il dit.

Fortum, qui a pour stratégie de devenir « un pionnier de l’énergie propre », avait officiellement déposé au début de ce mois son offre publique d’achat de 8 milliards d’euros sur l’énergéticien allemand, qui conseille à ses actionnaires de la rejeter dans un premier temps.

Le groupe finlandais s’est dit prêt à payer 22 euros par action pour reprendre les 46,7% d’E.ON dans Uniper, soit un prix de 3,76 milliards d’euros qui valorise le groupe dans son ensemble à 8,05 milliards d’euros hors dette. Il a conclu avec E.ON un accord préliminaire en septembre.

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Copenhague – L’entreprise danoise Clever et le fournisseur d’énergie allemand E.ON établiront au cours des trois prochaines années un réseau de 180 stations de recharge ultra-rapide pour les véhicules électriques en Europe, rapportent des médias locaux.

Cette « autoroute électrique » s’étendra sur sept pays, allant de la Norvège à l’Italie, avec une majorité de sites construits en Allemagne, suivie de la France, la Suède, le Royaume Uni et le Danemark. Le projet a reçu un financement de Bruxelles de 10 millions d’euros.

« Nous ne sommes pas seulement en train de mettre en place des points de recharge. Nous concevons des stations en fonction des besoins des clients, afin de garantir à nos clients la même expérience fiable, peu importe où ils rencontrent nos marques », a déclaré Casper Kirketerp-Møller, PDG de Clever.

« Nous croyons que le fait d’être en mesure de répondre à presque toutes les marques de voiture, de trouver les bons emplacements et d’offrir à nos clients des solutions réfléchies fera partie de la conviction que les véhicules électriques représentent une véritable alternative aux voitures conventionnelles », a-t-il souligné.

.- Des sociétés de retraite danoises ont été critiqués par des ONG de protection de l’environnement pour avoir investi dans des actions des trois multinationales propriétaires de la mine controversée de Cerrejon en Colombie.

Selon la presse locale, Sampension, Danica Pension, Pension Danmark et Industriels Pension détiennent actuellement des actions d’une valeur totale de 273 millions de couronnes dans Glencore, BHP Billington et Anglo American.

« Il est potentiellement très problématique que les sociétés de retraite danoises et européennes investissent à El Cerrejón en Colombie. Principalement parce que c’est un investissement dans le charbon – une industrie en déclin qui doit être éliminée si nous voulons sauver le climat mondial », a déclaré Lars Koch, secrétaire général adjoint de l’organisation humanitaire Oxfam IBIS, au quotidien DR Nyheder.

En trente ans, cette mine du nord de la Colombie s’est imposée comme le plus gros producteur de charbon d’Amérique Latine. Et son expansion ne connaît pas de limites, El Cerrejon veut produire annuellement 40 millions de tonnes pour les vendre à des centrales électriques européennes.

Certaines des sociétés de retraite danoises ont défendu leurs participations dans la mine en soutenant qu’elles « pouvaient influencer l’attitude des entreprises chargées de son exploitation par le biais du dialogue ».

.- Même si le charbon et le pétrole sont toujours les principales sources d’énergie au monde, il existe un soutien populaire massif pour un avenir vert, selon les résultats d’une nouvelle enquête d’opinion mondiale publiée lundi par le géant énergétique danois Ørsted (ex-DONG Energy).

Selon un sondage réalisé par le cabinet Edelman Intelligence pour le compte d’Ørsted, huit personnes sur dix ont déclaré que le monde devrait fonctionner entièrement avec des énergies renouvelables.

« Nous sommes à un point critique. L’énergie verte est devenue moins chère que le noir, et le nouveau baromètre Green Energy montre un soutien massif du public pour un passage du noir au vert », a souligné Henrik Poulsen, PDG d’Ørsted, cité dans un communiqué.

« Nous devons à la planète et aux générations futures de transformer nos systèmes énergétiques du noir au vert. Et avec l’économie et l’opinion publique maintenant en faveur d’un passage à l’énergie renouvelable, il n’y a aucune raison de ne pas accélérer la transformation », a-t-il insisté.

L’entreprise souligne que les inquiétudes concernant le changement climatique étaient également un moteur majeur pour le soutien de l’énergie propre. Selon l’enquête d’opinion, 69% des interrogés se disent préoccupés par l’impact du changement climatique.

« Plus de sept personnes sur dix ont convenu que si leurs pays construisaient et produisaient plus d’énergie verte, cela stimulerait la croissance économique et créerait de nouveaux emplois », indique l’étude.

Au total, 26.401 entretiens ont été menés dans 13 marchés: Canada, Chine, Danemark, France, Allemagne, Japon, Pays-Bas, Pologne, Corée du Sud, Suède, Taiwan, Royaume-Uni et États-Unis. Le sondage a été effectué du 28 juillet au 1 septembre.

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.- Oslo – Un procès sans précédent s’ouvre ce mardi devant la Cour de district d’Oslo pour forcer le gouvernement norvégien à stopper la prospection pétrolière dans l’océan Arctique.

L’État scandinave est poursuivi en justice par Greenpeace et par l’organisation Natur og Ungdom (Nature et jeunesse) pour avoir octroyé en 2016 des licences d’exploration dans la mer de Barents à diverses firmes dont Statoil, Chevron, ConocoPhillips, Lukoil ou encore Lundin Petroleum.

Les deux ONG accusent le gouvernement d’avoir violé à la fois l’Accord de Paris sur le climat signé fin 2015 et le nouvel article 112 de la Constitution norvégienne garantissant depuis 2014 le droit à un environnement sain et durable. Ces deux textes n’avaient encore jamais servi de base légale à un procès.

« La prospection dans la mer de Barents, c’est renoncer à l’engagement pris par la Norvège de réduire progressivement les émissions de gaz carbonique », indiquent les écologistes, rappelant l’impact sur cette zone très vulnérable.

En juin dernier, Oslo avait proposé d’ouvrir également à l’exploration pétrolière un nombre record de blocs dans les eaux arctiques de la mer de Barents malgré l’hostilité des ONG et de sa propre administration, inquiètes pour le climat et l’environnement.

Parmi les blocs offerts aux compagnies pétrolières par le ministère du Pétrole et de l’Énergie, 93 sont situés en mer de Barents, les neuf autres se trouvant en mer de Norvège, également au-delà du cercle polaire.

Plus gros producteur de l’or noir en Europe occidentale, le royaume nordique investit dans les énergies renouvelables, favorise le boom des véhicules électriques et finance la protection de forêts tropicales au Brésil et en Indonésie.

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.- Stockholm – La nuit de samedi à dimanche a été jusqu’à présent la plus froide de cet automne en Suède, selon l’agence météorologique nationale (SMHI).

Les températures ont chuté à -22 degrés au thermomètre au village de Nikkaluokta, près de la ville de Kiruna, dans le nord du pays nordique, précise SMHI dans un communiqué.

La petite station de montagne et de tourisme de Nikkaluokta est surtout connue comme étant un des principaux points d’accès vers Kebnekaise, le sommet le plus élevé en Suède.

La température la plus froide jamais enregistrée officiellement dans le royaume scandinave a été de -52,6 degrés à Vuoggatjålme dans les montagnes de Laponie le 2 février 1966.

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