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08 Nov

Ghana: L’ingérence politique, un obstacle majeur pour l’accès à l’eau

Dakar – L’ingérence politique dans le secteur de l’eau et l’assainissement au Ghana constitue un obstacle majeur à la réalisation de l’objectif du pays d’améliorer l’accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène, a indiqué Emmanuel Nkrumah, spécialiste principal de l’eau et de l’assainissement à la Banque mondiale.

« Le Ghana dispose de politiques adéquates et des fonds suffisants pour assurer d’excellents résultats », a estimé M. Nkrumah, relevant la nécessité de garantir l’intégrité, la responsabilité et un contrôle efficace du secteur de l’eau.

Voici le bulletin de l’écologie de l’Afrique pour la journée du jeudi 08 novembre :

Sénégal:

Six pays africains ont lancé, mercredi à Dakar, la plateforme du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA en anglais), un projet de 190 millions de dollars destiné à lutter contre l’érosion côtière et les inondations qui mettent « en péril » la sécurité des populations et des infrastructures côtières.

Le projet WACA, financé par la Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA), est actuellement piloté par le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, Sao-Tomé-et-Principe, le Sénégal et le Togo.

Le programme va permettre aux pays concernés d’accéder aux financements et à l’expertise technique dont ils ont besoin pour assurer le développement durable du littoral.

La plateforme WACA est un projet d’assistance technique comprenant un soutien initial du Fonds nordique de développement (NDF) et de la Facilité mondiale pour la prévention des catastrophes et le relèvement (GFDRR).

Côte d’Ivoire :

Une unité de production de charbon bio à partir de résidus de cabosse de cacao sera bientôt mise en place à Affery, une localité du sud ivoirien, en vue de « diminuer les pressions sur les forêts et partant, de protéger l’environnement ».

Cette technique de production de charbon bio a notamment pour avantage de protéger l’environnement et de lutter contre les maladies respiratoires, rapporte un communiqué du mécanisme international « Réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts » (REDD+), un projet visant à lutter contre la déforestation dans le pays.

L’association des propriétaires de forêts naturelles et plantations d’Afféry (APFNP), selon son président Gaoussou Koné, a reçu 5 millions FCFA pour une opération de reboisement sur une superficie de 15 hectares dans le cadre de la mise en œuvre du projet REDD+ de la Mé (Adzopé, 105 km au Nord d’Abidjan).

L’APFNP a également obtenu une subvention de 9 millions FCFA pour la mise en place d’une unité de production en vue de la fabrication du charbon à partir de résidus de cabosse de cacao, indique le REDD+.

Niger :

Le Niger a confié à l’ONG française « Noé » la gestion de sa plus grande réserve naturelle, Termit et Tin Toumma, qui abrite plusieurs espèces animales et végétales protégées et menacées d’extinction.

Une convention de « délégation de gestion » a été signée à Niamey par les deux parties en vertu de laquelle l’ONG « Noé » bénéficie d’un mandat de 20 ans pour la gestion de la réserve de Termit et Tin Toumma, en péril par le braconnage, la déforestation et l’exploitation pétrolière.

Créée en 2012, la réserve de Termit et Tin Toumma s’étend sur 97.000 km2 et se situe à cheval entre les régions nigériennes d’Agadez (nord), de Zinder (centre-sud) et de Diffa (sud-est), près du bassin du lac Tchad, théâtre d’incursions meurtrières du groupe jihadiste nigérian Boko Haram.

Burkina :

Au Burkina Faso, la dégradation de l’environnement persiste avec, entre autres, des défrichements incontrôlés qui couvrent 325 000 hectares de forêts chaque année contre seulement 1000 hectares reboisés et ce, dans un contexte également où l’agriculture occupe la majeure partie des populations avec un « front agricole » qui progresse de 5% par an.

C’est dans cet environnement global que s’est tenue, mardi à Ouagadougou, la 5ème Conférence nationale du développement durable.

« Economie verte et développement durable au Burkina Faso: contribution des emplois verts à la création de richesses, à la lutte contre le chômage des jeunes dans un contexte de changement climatique », tel a été le thème de cette Conférence.

Selon le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, le gouvernement a entrepris certaines actions, en particulier les subventions accordées sur les énergies renouvelables (plaques solaires), l’application de la mesure d’interdiction des sachets plastiques non biodégradables et leur recyclage.

RDC :

Quatre braconniers ont été arrêtés avec des espèces protégées de la faune du complexe Upemba-Kundelungu, situé au Sud de la République démocratique du Congo (RDC), notamment les écureuils, les céphalophes, le porc et pique, les rats de Gambie et les certaines espèces de poissons, indique l’Institut Congolais de la Conservation de la Nature (ICCN/Katanga).

Ces quatre braconniers ont été pris en flagrance opérant avec une arme à feu dite « Calibre 12 », au cours d’une patrouille mixte organisée par les gardes des parcs et quelques agents de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature ICCN dans le complexe Upemba-Kundelungu.

Kenya :

Au Kenya, les communautés locales recevront désormais 5% des revenus provenant de l’exploitation des centrales géothermiques implantées dans le pays, rapporte l’agence Ecofin, en soulignant qu’il s’agit là du nouveau développement de l’initiative entamée en février dernier, par le gouvernement, afin de permettre au secteur électrique de participer au développement de ces communautés.

Initialement, le gouvernement avait proposé que 1 à 2,5% de redevances soient versées sur les revenus des centrales dans les dix premières années de leur exploitation. Ce taux passerait à 5% pour les années suivantes.

La KenGen, la compagnie publique en charge de la fourniture électrique, a généré pour le compte du premier semestre 2017 quelque 51 millions de dollars, à partir des centrales géothermiques.

Le pays, avec une capacité géothermique installée de plus de 700 MW, est le numéro 1 du continent en matière de capacité géothermique.

LC.

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