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In a picture taken on February 28, 2013, a volunteer of the Taiwan Buddhist Tzu Chi Foundation sorts through plastic bottles at a recycling plant in Taipei.  Some 40 people stand ankle-deep in used plastic bottles in the yard of a recycling station in Taipei, stamping them flat in the first step of a process that will transform the junk into usable goods.  AFP / Sam YEH / AFP PHOTO / SAM YEH
25 Oct

UE: vers l’interdiction des produits en plastique à usage unique d’ici 2021

Strasbourg – Les eurodéputés, réunis mercredi en plénière à Strasbourg, ont adopté une législation portant sur l’interdiction des produits plastiques à usage unique d’ici 2021.

Ces produits, tels les couverts, les pailles et les touillettes à usage unique, représentent plus de 70% des déchets marins, indique un communiqué du Parlement européen.

En vertu du texte adopté par les eurodéputés, la consommation de plusieurs autres produits pour lesquels il n’existe pas d’alternative devra être réduite par les États membres d’au moins 25% d’ici 2025.

Parmi ces produits, figurent notamment les emballages à usage unique pour les burgers, les sandwichs, les fruits, les légumes, les desserts ou les glaces. Les États membres devront ainsi proposer des plans nationaux pour encourager l’utilisation de produits adaptés à un usage multiple, ainsi que la réutilisation et le recyclage.

D’autres plastiques, comme les bouteilles, devront être collectés séparément et recyclés à 90% d’ici 2025.

Par ailleurs, les États membres devraient s’assurer qu’au moins 50% des engins de pêche égarés ou abandonnés et contenant du plastique soient collectés chaque année, avec un objectif de recyclage d’au moins 15% d’ici 2025. Les engins de pêche représentent, en effet, 27% des déchets retrouvés sur les plages européennes.

« Nous avons adopté la législation la plus ambitieuse qui soit contre les plastiques à usage unique. Il nous revient désormais de maintenir le cap lors des prochaines négociations avec le Conseil, qui devraient débuter dès novembre », s’est réjouie la rapporteure du Parlement européen Frédérique Ries.

Pour elle, il s’agit d’une mesure « indispensable » pour protéger l’environnement marin et réduire les coûts des dégâts environnementaux attribués à la pollution plastique en Europe, estimés à 22 milliards d’euros jusque 2030.

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