En vedetteLe Maroc n’épargnera aucun effort pour mettre en œuvre de la Commission du Bassin du Congo

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Nezha El Ouafi secrétaire d’État auprès du ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, chargée du développement durable
05 Oct

Le Maroc n’épargnera aucun effort pour mettre en œuvre de la Commission du Bassin du Congo

Brazzaville – Le Maroc qui se réjouit de sa forte implication dans l’accélération de la mise en œuvre de la Commission du Bassin du Congo, n’épargnera aucun effort avec les pays frères pour la réussite de ce projet, a souligné jeudi à Brazzaville, la secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Mme Nezha El Ouafi.

Intervenant dans le cadre de la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission Climat pour le Bassin du Congo, Mme El Ouafi a mis en évidence l’intérêt et l’importance de la préservation du bassin du Congo, qui représente, a-t-elle noté, le 2ème poumon écologique de la planète, après l’Amazonie de par sa diversité, qui contribue à décarboner la Terre.

« Le chemin critique qui doit nous conduire à la création du Fonds Bleu du bassin du Congo constitue une véritable épreuve pour laquelle vous pouvez compter sur l’appui inconditionnel du Royaume du Maroc, sur son expérience et son expertise en matière de politique pour le climat », a-t-elle réitéré.

La secrétaire d’Etat a relevé, à cette occasion, l’importance de la Conférence de Brazzaville qui marque, a-t-elle dit, un point d’étape après le premier Sommet africain de l’action, où les Chefs d’Etats africains se sont réunis à Marrakech en marge de la COP22, rappelant que le sommet Afrique-action s’est réuni, à l’initiative de SM le Roi Mohammed VI, pour unifier la voix et l’action de l’Afrique quant aux changements climatiques.

« Le défi auquel se trouvent confrontés les 11 pays du bassin du Congo, mais plus largement tous les pays du monde, est comment préserver ce poumon écologique de la planète », a-t-elle enchaîné, affirmant que cette question est d’autant plus sensible qu’elle concerne « le plus grand réservoir de biodiversité d’Afrique, un gigantesque réservoir en carbone, et une immense réserve en eau, dans un continent qui souffre dans certaines régions du stress hydrique ».

Après avoir rappelé la mise en place, en novembre 2016 à Marrakech, des Commissions du Sahel, des pays insulaires et du Bassin du Congo dans l’objectif de répondre à des problématiques majeures et réelles qui se posent à l’Afrique, Mme El Ouafi a indiqué que la création du « Fonds Bleu pour le Bassin du Congo », sous l’initiative du chef de l’Etat congolais et Président de la Commission du Bassin du Congo, Denis Sassou Nguesso, en tant qu’outil opérationnel, doit servir au financement d’un plan d’investissements de très grande envergure, probablement le plus grand en Afrique, dans les onze pays du bassin du Congo.

« Aujourd’hui, a-t-elle dit, nous avons une équation à résoudre qui doit réconcilier développement économique et développement durable », affirmant que « C’est tout l’enjeu qui va se poser au Fonds Bleu : définir et financer le nouveau socle de développement économique durable du bassin du Congo ».

Mme El Ouafi s’est, par ailleurs, réjouie « qu’un certain nombre de recommandations du Sommet d’action de Marrakech soit traduit dans les faits par des actions concrètes, notamment en ce qui concerne la Commission du Bassin du Congo ».

Le premier pas a été franchi en signant le Mémorandum d’entente pour la création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, par dix (10) pays riverains en plus du Maroc, a-t-elle dit, notant qu’un tel Fonds servira sûrement à mobiliser les financements internationaux à même de promouvoir l’économie bleue, dans un contexte de développement durable, tout en contribuant à la lutte contre la pauvreté et la création de la richesse.

Faisant état notamment de l’examen avec la ministre congolaise du Tourisme, Arlette Soudan-Nonault, en septembre dernier, en marge de la dernière Assemblée Générale des Nations Unies, des moyens à mettre en œuvre pour faire avancer l’opérationnalisation de ce Fonds Bleu, elle a indiqué que le Maroc, à travers le Centre de Compétences en Changement Climatique dit « 4C Maroc », a développé une note de cadrage qui a été présentée lors du Segment des Experts de cette Conférence.

L’Afrique, et en particulier les pays du Bassin du Congo, regorge de potentialités humaines et institutionnelles, pour prendre leur avenir en main, a-t-elle poursuivi, affirmant que « telle est la conviction de SM le Roi Mohammed VI, à l’instar de ses frères Chefs d’Etat africains, qu’il a affichée à plusieurs occasions ».

« Le 4C Maroc que j’ai l’honneur de présider vous garantit son soutien total pour la contribution à la réalisation et la mise en œuvre du Fonds Bleu du bassin du Congo », a-t-elle enchaîné, réaffirmant que le Royaume apportera également l’appui nécessaire pour la promotion du Fonds Bleu du Bassin du Congo (F2BC) lors de la COP23 à Bonn.

Initiée par le gouvernement congolais, en collaboration notamment avec la CEEAC, la Communauté de l’Afrique de l’Est et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), la Conférence de Brazzaville s’inscrit dans le cadre des activités préparatoires à la participation des Etats de l’Afrique Centrale et de l’Est à la 23ème session de la Conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 23).

La conférence s’inscrit également dans le sillage de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, du Plan d’Action de Marrakech et de la Déclaration des chefs d’Etat africains adoptée le 16 novembre 2016 à Marrakech, en marge de la COP22.

De même qu’elle intervient dans le cadre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, du Mémorandum pour la création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et des décisions des chefs d’Etat de la CEEAC sur l’économie verte.

L’objectif général de la Conférence est l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo de l’UA, présidée par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso.

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