En vedetteProjet inédit à Rome: Des abeilles pour surveiller la pollution de l’air

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POUR ILLUSTRER LE PAPIER DE ARNAUD BLAIN: "  L'ILE D'OUESSANT, SANCTUAIRE DES ABEILLES NOIRES, SAUVEES DE LA DISPARITION " 
Un apiculteur inspecte une ruche le 06 juillet 2010 sur l'île d'Ouessant dans le Finistère. L'abeille noire qui avait presque disparu en France a repeuplé une grande partie de la Bretagne, sa région d'origine, et plus particulièrement à Ouessant, une île préservée de la pollution et des pesticides. AFP PHOTO FRED TANNEAU / AFP PHOTO / FRED TANNEAU
27 Juil

Projet inédit à Rome: Des abeilles pour surveiller la pollution de l’air

Rome – Un projet a été lancé par des apiculteurs et des carabiniers italiens afin de surveiller la pollution de l’air à Rome grâce aux abeilles.

En plein centre de la capitale italienne, une quinzaine de petites ruches ont été placées sur le toit de l’immeuble où siège la Fédération italienne des apiculteurs (FAI).

« C’est une ruche urbaine expérimentale qui nous sert à recueillir des données d’intérêt scientifique, comme par exemple de faire un plan de la biodiversité végétale de Rome, la ville d’Europe où elle est la plus riche, et ayant donc énormément de fleurs disponibles pour les abeilles », explique le président de la FAI, Raffaele Cirone.

« Mais nous étudions aussi les effets indésirables d’être dans le centre d’une grande ville », en recherchant d’éventuels résidus nocifs des particules fines (PM10 et 2,5), des métaux lourds mais aussi des micro-plastiques, a t-il poursuivi.

Les instruments mesurent la teneur en particules fines de l’air à 30 mètres de haut et à quelques pas des ruches . »Les scientifiques pourront ainsi mieux comprendre les mouvements de ces particules, si et combien elles montent depuis le sol puis redescendent », précise l’apiculteur.

Les scientifiques seront amenés à comparer les mesures des instruments avec le miel produit dans les ruches afin d’aboutir à ces résultats.

« Nous prélevons périodiquement du miel de la ruche qui est soumis à des analyses très spécialisées », explique M. Cirone.

Une douzaine de toits du centre ville abritent ruches et instruments de mesure, y compris celui d’un bâtiment des carabiniers gardes-forestiers.

Le but est d’atteindre « 20 ruches qui serviront à la bio-surveillance environnementale de Rome », indique le général des carabiniers Davide De Laurentis, considérant que les abeilles deviennent ainsi des « sentinelles de la nature ».

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