Institutions« La Tunisie ne s’est pas encore préparée à la CoP24 » (Réseau Alternatif des Jeunes Tunisiens)

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19 Nov

« La Tunisie ne s’est pas encore préparée à la CoP24 » (Réseau Alternatif des Jeunes Tunisiens)

Tunis – « La Tunisie ne s’est pas encore préparée à la 24ème conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (CoP24) qui aura lieu, du 3 au 14 décembre 2018 à Katowice, en Pologne. « La délégation qui participera à cette conférence n’est toujours pas désignée », a affirmé la coordinatrice département environnement et climat au Réseau Alternatif des Jeunes Tunisiens (RAJ), Emna Fourati.

« Le retard pris dans l’élaboration de la participation tunisienne laisse envisager que le niveau de cette contribution sera faible. Ceci est de nature à faire perdre au pays l’occasion de tirer profit de projets ou de programmes environnementaux s’inscrivant dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre », a-t-elle regretté dans une déclaration à la presse en marge de la deuxième édition des « Universités alternatives du climat » organisée par RAJ-Tunisie.

Fourati a également souligné la nécessité de mettre en place des équipes de travail spécialisées dans tous les départements ministériels pour suivre le dossier environnemental et celui des changements climatiques.

Elle a noté que la deuxième édition des « Universités alternatives du climat » s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la société civile, en vue d’assurer une meilleure participation de la Tunisie aux négociations de la COP 24.

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– La vétusté d’un réservoir exploité, depuis 1987, est à l’origine d’une fuite de pétrole brut en mer (octobre 2018), près du quai pétrolier de Zarzouna (Bizerte), a déclaré le ministre tunisien de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises, Slim Feriani.

Répondant lors d’une séance plénière tenue, vendredi, à une question concernant les causes de la fuite, le ministre a expliqué que la maintenance du réservoir était prévue dans le cadre du programme annuel de maintenance de 2017, avec un budget de 1,5 million de Dinars (MD).

Et d’ajouter que la décision a été prise de remplacer ledit réservoir par un autre réservoir et la soumission de ce réservoir au contrôle technique vu que la société a besoin de plus d’espaces de stockage afin de garantir l’approvisionnement du marché local en produits pétroliers.

L’arrêt de l’utilisation de ce réservoir n’était pas possible, notamment après la décision de bloquer les opérations de déchargement des produits pétroliers au port de Rades, depuis juillet 2017, pour une période 18 mois.

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-. La masse salariale dans les sociétés de l’environnement, de la plantation et du jardinage a atteint, fin 2017, près de 134 millions de dinars (MD), contre 116 MD en 2016. Toutefois, leur rendement demeure faible, a déploré vendredi le ministre tunisien de l’Industrie et des PME, Slim Feriani.

« Cette situation ne peut pas perdurer. Il faut établir une nouvelle conception nationale de ces sociétés, ce qui dépasse de loin les prérogatives du ministère de l’Industrie et nécessite quelques concessions », a-t-il ajouté en réponse à une question au Parlement sur la situation juridique des cadres de ces sociétés.

Le ministre a, par ailleurs, fait remarquer que ces sociétés qui existent depuis 2011, ont été créées sous la pression sociale et sans tenir compte des aspects économiques et financiers.

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Alger -. L’Algérie se doit de s’engager à préserver, promouvoir et valoriser son patrimoine forestier pour devenir un levier du développement durable, a affirmé le directeur général des forêts, Ali Mahmoudi.

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une rencontre sur le thème  »Rose et agrumes », organisée à El Menea (275 Km au sud de Ghardaïa ), il a souligné qu’un intérêt particulier doit être accordé au développement et à la valorisation des écosystèmes forestiers, notamment dans le cadre du plan national de reboisement lancé depuis 2000.

Ce plan de reboisement national porte sur la plantation de plus de 1.245.000 hectares d’arbres forestiers à l’horizon 2020 dont 820.000 hectares ont été réalisés, a fait savoir M. Mahmoudi, précisant, que l’Algérie recèle un patrimoine forestier estimé à 4.100.000 de formation forestière dont 1.700.000 ha de forêts.

Il a de même indiqué que le pays est appelé à préserver et à développer ses ressources naturelles forestières pour atteindre une superficie de 5 millions d’hectares, afin de lutter contre la désertification et passer à l’économie verte par la valorisation du patrimoine forestier.

«La valorisation des produits forestiers et des filières de production, le développement de l’investissement dans le secteur doivent être une priorité », a fait savoir le directeur général des forêts, en appelant les investisseurs à contribuer au développement intégré des zones forestières en tenant compte de la préservation des richesses de la forêt et la satisfaction des besoins de la population locale.

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