En vedetteL’hydroélectrique, un gage de développement humain pour l’Afrique

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Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'eau
14 Mar

L’hydroélectrique, un gage de développement humain pour l’Afrique

Marrakech – Le secteur hydroélectrique constitue un gage de développement humain pour le continent africain, a affirmé, mardi à Marrakech, la ministre déléguée chargée de l’eau, Charafat Afilal.

« Le secteur hydroélectrique de part la place important qu’il occupe et de part les atouts et les bénéfices qu’il offre, au regard d’ailleurs de son énorme potentiel, constitue si nous le développons ensemble un gage de développement humain pour le continent africain », a souligné Mme Afilal qui s’exprimait à l’ouverture de la conférence internationale sur l’eau et l’énergie (Africa 2017), organisée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, du 14 au 16 mars, sous le thème: « stockage des eaux et l’énergie hydroélectrique en Afrique ».

Mme Afilal qui a mis en avant la place de l’hydroélectricité dans le développement du secteur énergétique, ses atouts et ses bénéfices, a fait savoir que ce secteur présente un énorme potentiel à développer particulièrement en Afrique avec 14 % du potentiel hydroélectrique mondial non exploité.

Dans ce cadre, elle a appelé au lancement de nombreux chantiers permettant de parachever le développement de l’hydroélectricité en Afrique, à savoir les aménagements hydrauliques, particulièrement, les barrages.

A cet effet, la ministre a précisé que le stockage et la mobilisation des ressources hydriques en Afrique restent primordiaux, en vue de généraliser et sécuriser l’accès à l’eau potable et assurer un approvisionnement en électricité stable et abordable, notant que « l’eau pourrait apporter à l’Afrique 300 GW d’électricité, soit l’équivalent de ce que peuvent produire 300 réacteurs nucléaires ».

Et d’ajouter que les barrages permettent, également, de régulariser la distribution d’eau pour développer l’agriculture irriguée et assurer de ce fait la sécurité alimentaire des populations.

Organisée conjointement par la Fondation anglaise Aqua-Media international et la Commission internationale des grands barrages avec l’appui de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable et du Comité marocain des grands barrages, cette conférence est marquée par plus de 650 participants issus de 66 pays dont des pays africains qui débattront plusieurs thèmes, notamment « l’hydrologie et climat », « la résilience climatique », « les aspects juridiques, financiers et contractuels », « la sécurité des barrages », « les ressources en eau: Maroc » et  » les aspects environnementaux et sociaux ».

 

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