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21 Mar

La transformation du secteur énergétique, un « élément clé » de l’avenir d’un Canada à faible empreinte carbone (Conference Board)

Montréal – En vertu de l’engagement d’Ottawa à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), la transformation du secteur énergétique constitue un « élément clé » de l’avenir d’un Canada à faible empreinte carbone, a indiqué lundi le Conference Board du Canada.

Dans un nouveau rapport, l’organisme a mis en relief les quatre piliers de la transformation en cours vers une économie canadienne à faible empreinte carbone : la consommation d’énergie, l’efficacité énergétique, la production d’énergie et la participation des entreprises aux occasions d’affaires offertes par une économie sobre en carbone, ajoutant que ces changements auront une incidence sur les divers secteurs de l’économie, les politiques gouvernementales et les décisions des ménages.

« Malgré les nouvelles orientations prises par le président des Etats-Unis, Donald Trump, les Canadiens semblent de plus en plus prêts à accepter ou à solliciter une transition vers une économie sobre en carbone », a affirmé, dans ce sens, Glen Hodgson, associé principal au Conference Board du Canada.

« Cette transition devrait se faire de façon régulière et progressive au fil du temps, en s’appuyant sur une stratégie comprenant un secteur de l’énergie solide », a-t-il expliqué.

Soulignant que le virage vers une économie à faible teneur en carbone est déjà entamé, le rapport a fait remarquer qu’il se poursuivra à mesure que le Canada évoluera vers un avenir à faible intensité de carbone.

Le Conference Board a, en outre, précisé que la transition vers une économie faible en carbone nécessitera également des changements dans la consommation d’énergie et l’efficacité énergétique, ce qui offrira de nouveaux débouchés aux entreprises canadiennes.

Il a aussi expliqué que les nouvelles infrastructures sobres en carbone pourraient comprendre notamment une décarbonisation accrue de la production d’électricité, des bornes et des systèmes de recharge électriques pour véhicules, et l’expansion et l’électrification du réseau de transport en commun et de transport ferroviaire.

« Si le Canada veut réduire ses émissions de GES de façon continue, il devra changer la façon dont l’énergie est utilisée, ainsi que les technologies et les carburants sur lesquels les Canadiens comptent », a soutenu l’organisme canadien, ajoutant que cela signifie qu’il faudra accroître l’utilisation de sources d’énergie moins énergivores pour le chauffage, les transports et les infrastructures, sachant que l’approvisionnement du Canada repose actuellement à plus de 80 pc sur la production d’électricité renouvelable.

Et le rapport de noter que les entreprises canadiennes ont un rôle déterminant à jouer dans l’élaboration et l’adoption de pratiques exemplaires à faibles émissions de CO2 dans leurs modèles d’affaires, affirmant que les entreprises peuvent minimiser de façon proactive leurs émissions de GES dans le cadre de leurs propres activités commerciales et choisir principalement des fournisseurs et des acheteurs ayant des objectifs semblables, de même qu’elles pourraient s’engager dans la chaîne de valeur des technologies propres pour concevoir des produits et services novateurs sobres en carbone.(MAP)

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