En vedetteAbdelkader Amara prend part à Paris à une conférence de haut niveau sur le défi de l’accès à l’Eau

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Le ministre de l'Equipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, Abdelkader Amara, intervenant, lundi (13/05/19) au siège de l’Unesco à Paris, lors de l’ouverture d’une conférence de haut niveau sur le défi de l’accès à l’eau.
13 Mai

Abdelkader Amara prend part à Paris à une conférence de haut niveau sur le défi de l’accès à l’Eau

Paris-Le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara, a pris part, lundi à Paris, à une conférence de haut niveau sur le défi de l’accès à l’eau.

Cette conférence internationale, la première du genre organisée par l’Unesco, vise à faire avancer la sécurité de l’eau et la paix durables. Elle a été ouverte par la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, en présence de ministres issus d’une quarantaine de pays.

La Conférence, qui réunit pendant deux jours plus de mille experts, scientifiques et jeunes de 126 pays, ainsi que des représentants de la société civile, du secteur privé et d’organisations internationales, vise à présenter des solutions innovantes aux problèmes liés à la gouvernance et à la gestion de cette ressource fragile. Elle aborde également le rôle que joue l’eau en matière de coopération internationale.

Dans une déclaration à la MAP, le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, a souligné l’importance pour le Maroc de participer à cette conférence de haut niveau qui traite d’une problématique internationale qui « inquiète à tous les niveaux et toutes les sphères décisionnelles des différents pays ».

Il s’agit d’abord pour le Maroc de donner un aperçu de son expérience en la matière, « puis de sensibiliser la communauté internationale à cette problématique qui devient de plus en plus critique et qui nécessité d’abord un engagement politique ».

Selon le ministre, « les solutions techniques qui sont proposées par les uns et les autres, par les experts, sont là et elles sont bien connues. Mais ce dont le monde a besoin, c’est un engagement politique fort pour que l’eau devienne, effectivement, une préoccupation prioritaire pour tous les pays et pour que l’on puisse, chemin faisant, régler un certain nombre d’entraves qui empêchent sa gestion équitable ».

Pour M. Amara, la disponibilité de l’eau devrait être garantie à tout un chacun à l’échelle planétaire, de même que cette ressource sensible doit être préservée pour les générations futures.

Il a souligné, dans ce contexte, la nécessité pour la communauté internationale d’œuvrer à la réduction des effets du changement climatique qui impactent la pluviométrie et sa régularité et, chemin faisant, toute une désertification qui menace les écosystèmes qui ont par la suite un impact négatif sur la disponibilité de l’eau.

S’agissant du Maroc et de sa gestion de cette ressource vitale, M. Amara a fait observer que le Royaume, pays précurseur, avait entamé, il y a de cela plusieurs décennies déjà, sa politique publique de l’eau avec la politique des barrages et l’institutionnalisation de la gouvernance de l’eau. « Ce qui est très important ».

Le Maroc, qui dispose d’un Conseil supérieur du climat et de l’eau qui a démarré dans les années 80, a crée également des agences de bassin pour donner « toute sa dimension à la participation des différentes intervenants et partenaires dans la gestion de l’eau », a dit M. Amara rappelant que le Royaume a eu deux lois consécutives sur l’eau qui « témoignent de la capacité du Royaume à s’adapter à toutes les nouveautés qui concernent la gouvernance de l’eau ».

A tout cet arsenal, s’ajoute la stratégie de développement durable portée par SM le Roi, a indiqué le ministre qui a rappelé que cette stratégie s’articule notamment atour du défi du renforcement de la gouvernance du développement, de l’amélioration de la gestion et la valorisation des ressources naturelles et la biodiversité biologique et de la lutte contre le changement climatique.

Cette stratégie cadre avec la politique énergétique du Royaume, « car l’on ne peut dissocier les deux », a-t-il indiqué.

Le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau a participé, dans le cadre de cette Conférence de Haut niveau à un panel sous la thématique « Vers une nouvelle vision globale pour l’éthique de l’eau dans le monde ».

Il a également eu, en marge de cette Conférence, des rencontres bilatérales avec plusieurs de ses homologues notamment africains et arabes.

Lors de la séance inaugurale de cette Conférence de Haut niveau, la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay a affirmé que « l’accès à l’eau n’est pas uniquement une affaire de développement. C’est surtout un droit fondamental et un instrument de paix et de sécurité dans le monde ».

Pourtant, la moitié des cours d’eau dans le monde est désormais altérée, comme nous l’a rappelé le rapport de l’IPBES sur la biodiversité, et près d’une personne sur trois vit toujours sans accès à l’eau potable et à l’assainissement. « Il est de notre responsabilité collective de mettre en place une gestion responsable de ce bien commun. C’est l’esprit même de cette Conférence : changer notre façon de penser et adopter une approche holistique pour une gestion durable de cette ressource universelle », a souligné Mme Azoulay.

L’eau est un levier prioritaire de prévention des conflits et de paix, préalable à tout développement. Sans eau, aucun des objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ne peut être atteint, a indiqué, de son côté, Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’Assainissement du Sénégal, soulignant « la place centrale que l’eau joue dans le développement socio-économique, la production d’énergie et d’aliment, la santé des écosystèmes – bref, la survie de l’humanité ».

Cette conférence s’articule autour d’un panel de haut-niveau sur l’eau, d’une session sur les liens entre l’énergie et l’eau en Afrique et de panels thématiques qui abordent des sujets aussi divers que «Eau et innovation technologique», «Éducation à l’eau pour le développement durable», «Eau et patrimoine», «Eau et énergie durables» et «Eau et catastrophes».

Des panels sur «l’interconnexion énergétique et eau en Afrique», «Vers une nouvelle vision globale pour l’éthique de l’eau dans le monde», «la diplomatie scientifique pour le développement durable des ressources en eau au sein de la région arabe et des pays voisins», figurent également au programme de cette conférence.

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