En vedetteUne centaine de startups au 2è « Green Africa Innovation Booster » de l’IRESEN-Maroc à Yamoussoukro

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Ouverture à Yamoussoukro-2ème édition -Green Africa Innovation Booster-M ECO
26 Juin

Une centaine de startups au 2è « Green Africa Innovation Booster » de l’IRESEN-Maroc à Yamoussoukro

Yamoussoukro – Un millier de participants et une centaine de startups prennent part à la 2ème édition du « Green Africa Innovation Booster » qui s’est ouverte, mardi à Yamoussoukro, la capitale administrative ivoirienne, à l’initiative de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles du Maroc (IRESEN).

Cette deuxième édition, qui intervient un an après le premier GreenAIB (12-13 juillet 2017 à Marrakech), s’inscrit dans le cadre de la collaboration de l’IRESEN et de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire (INP-HB) avec le Réseau Africain de l’Innovation Verte (Green Africa Innovation Network -GAIN-), une plateforme d’acteurs opérant dans la recherche et développement en énergies renouvelables.

Présidant la cérémonie d’ouverture de cet événement, l’Ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani a relevé que le GreenAIB est désormais une autre facette du partenariat tous azimuts d’exception liant le Maroc et la Côte d’Ivoire ainsi qu’une illustration éloquente de cette volonté commune d’édifier un avenir meilleur de la postérité africaine, au vu des menaces la guettant notamment en rapport avec les dérèglements climatiques.

L’événement d’aujourd’hui et bien d’autres démontrent sans équivoque que les pays africains sont de plain-pied dans la phase de concrétisation des visions communes et des volontés partagées, selon une approche résolument tournée vers l’innovation, la créativité et la mise en partage des moyens et des connaissances, a-t-il ajouté.

Pour M. Kettani, le GreenAIB est d’autant plus important qu’il est dédié aux jeunes innovateurs qui font désormais office de véritables acteurs de la gestion et de la réflexion inhérentes aux questions d’ordre écologique.

« Le réchauffement climatique est une réalité et le Maroc, qui s’en est rendu compte très tôt, a veillé à se prémunir contre les changements climatiques, désormais inéluctables », a poursuivi le diplomate marocain.

Il a, dans ce sens, rappelé que le Maroc a pris une série de mesures en matière énergétique, allant des initiatives prises par feu SM Hassan II qui ont permis au Royaume de s’ériger en modèle en matière hydro-électrique en arrivant à des projets titanesques à l’image du complexe solaire NOOR et de la Centrale à cycle combiné de Tahaddart.

De son côté, le directeur de l’Institut National Polytechnique Félix-Houphouet Boigny (INP-HB) Koffi N’Guessan s’est félicité de la participation à cet événement de chercheurs provenant de divers horizons, soucieux tous d’encourager la recherche et la créativité dans le domaine des énergies non-polluantes.

« Nous avons noté avec beaucoup de satisfaction et de fierté la participation de chercheurs venus d’Allemagne, du bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, des Iles Comores, des Etats-unis d’Amérique, de la France, de la Guinée, du Niger, du Nigeria, du Royaume-Uni, de la Sierra Leone, en plus, bien évidemment, du Maroc et de la Côte d’Ivoire », s’est-il réjoui.


D’après le responsable ivoirien, le GreenAIB fait étalage de toute l’ingéniosité et l’imagination des jeunes africains qui mettent leur savoir à la disposition de la recherche et du développement de solutions énergétiques novatrices à même d’apporter des solutions à plusieurs problématiques énergétiques.

Abondant dans le même sens, le DG de l’IRESEN, Badr Ikken a souligné qu’à travers les différentes activités qu’il prévoit, ce forum vise à stimuler l’innovation et l’esprit de créativité dans des domaines inhérents aux technologies énergétiques.

Il a, à cette occasion, annoncé la mise en place d’une plateforme de tests, de recherches et de formation dans le domaine des énergies renouvelables au niveau de l’INP-HB avec pour but de répondre aux besoins agricoles tout en tenant compte des spécificités climatiques locales.

Cette nouvelle plateforme, baptisée « Green Energy Park Maroc-Côte d’Ivoire » se veut une initiative orientée vers les applications et solutions énergétiques, a-t-il ajouté, notant que plusieurs universités et centres de recherches marocains s’engagent à développer et à venir installer des projets pilotes au niveau de cette plateforme.

Cela, a-t-il enchainé, permettra de consolider la coopération scientifique et de renforcer les capacités respectives afin de développer ensemble des solutions innovantes adaptées au continent africain et de contribuer à assurer le bien-être de nos populations.

La cérémonie d’ouverture du GreenAIB a été marquée par l’adhésion de nouveaux membres au Réseau Africain de l’Innovation Verte (Green Africa Innovation Network -GAIN-). Il s’agit en l’occurrence de la Guinée Conakry, des Iles Comores, du Niger et du Nigeria.

Lancé lors de la première édition du GreenAIB à Marrakech, le Green Africa Innovation Network a pour but de promouvoir les échanges scientifiques et techniques et de faciliter la réalisation conjointe de projets de formation, de recherche et développement et d’innovation dans le domaine des énergies renouvelables en Afrique.

La seconde édition de cet événement phare de l’écologie en Afrique connait la participation d’officiels de plusieurs pays africains, d’académiciens et naturellement des acteurs de la recherche & développement et de l’innovation en énergies renouvelables en Afrique qui se réuniront autour de conférences, de tables-rondes et d’un espace d’expositions, le « Africa Green Tech Village ».

Le GreenAIB prévoit également le « Green Africa Innovation Contest », un concours annuel qui vise à renforcer l’esprit d’innovation verte entre opérateurs africains.

En organisant cette compétition, IRESEN entend promouvoir l’excellence en matière d’énergie verte et soutient la recherche et développement ainsi que l’innovation en Afrique.

Pour cela, plusieurs sessions de pitching seront organisées pour des porteurs de projets venant du monde entier.

Le concours d’Innovation « Green Africa Innovation Contest » récompensera trois catégories : « les meilleures startups innovantes », « Meilleur projet R&D innovant » et « La Meilleure thèse de doctorat ».

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