En vedetteTunisie: Le stock global des barrages s’élève à 702 millions de M3

En vedette

A photo taken on August 21, 2016 shows the Sidi Salem dam near Testour, in Tunisia's north-west Beja region, which has particularly low water levels due to a 30 percent drop in rainfall in the North African country this year.
Water-cuts, dry dams and withering vegetation: Tunisia has faced a difficult summer due to a lack of rainfall which has reinforced social tensions in several disadvantaged regions. / AFP PHOTO / FETHI BELAID / TO GO WITH AFP STORY BY MOUNIR SOUISSI
07 Déc

Tunisie: Le stock global des barrages s’élève à 702 millions de M3

Tunis, 07/12/2018 (MAP)- Au 3 décembre 2018, le stock global des barrages en Tunisie s’est élevé à 702 millions de M3, contre 113 millions M3, au cours de la même période de l’année précédente.

Les quantités d’eaux stockées ont atteint 1221 millions m3, contre 595 millions m3 au cours de la même période des années 2017 et 2018.

Selon le ministère tunisien de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, cette évolution s’explique par les importantes quantités de pluies enregistrées dans la plupart des gouvernorats, du 1er septembre 2017 jusqu’au 3 décembre 2018.

Ces quantités sont réparties entre les gouvernorats du Nord (493 millions m3 contre 98 millions m3 au cours de la même période de l’année précédente), du Centre (133 millions m3 contre 10 millions m3 au cours de la même période de l’année écoulée), et du Cap Bon (76 millions m3 contre 5 millions m3 en 2017)

Les barrages ont enregistré une hausse du niveau des eaux, oscillant entre 39% pour le barrage de Sidi Salem (213 millions m3 en 2018, contre 102 millions m3 en 2017) et 98% pour le barrage de Sidi El Barrak (281 millions m3 en 2018, contre 126 millions m3 en 2017).

****

-. L’île de Djerba, Ghar El Melh (Sidi Ali El Mekki) et Kalâat Landlos sont les trois sites ciblés par le projet de résilience côtière face aux effets du changement climatique, lancé en décembre 2014 et qui se poursuivra jusqu’à la fin de 2019. Ce projet prévoit des activités qui concernent 22 km de côtes, 670 hectares de terres humides et impliquent 150.000 habitants.

Ce projet, dont le taux d’avancement est estimé à 70%, selon son coordinateur national, Adel Abdouli, a pour but d’identifier des moyens d’adaptation effectifs au niveau de ces trois sites très vulnérables aux changements climatiques.

Les résultats attendus, dans le cadre de ce projet, sont le renforcement des mécanismes institutionnels et réglementaires liés à la gestion du littoral tunisien en intégrant la composante des effets des changements climatiques, l’introduction de technologies innovantes pour faire face aux effets changements climatiques (mise en place d’une base de données, renforcement des sites du projet par des équipements de mesures en temps réel, l’élaboration de fonds cartographiques très précis pour avoir des prévisions très fines), et l’identification des mécanismes de financement à long terme pour renforcer l’adaptation.

Il s’agit, aussi, de mettre en place un système d’alerte précoce des phénomènes extrêmes comme le vent ou les inondations et de renforcer les capacités des populations locales à lutter contre ces effets dans le cadre d’une approche participative.

Le projet est mis en place par l’APAL en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la plateforme SCCF (Financement structuré de produits de base et d’entreprises) et le Fonds mondial pour l’Environnement.

Par ailleurs, voici le bulletin écologique du Maghreb:

-. Alger, La quantité des déchets produits en Algérie devrait passer de 34 millions de tonnes actuellement à 73 millions de tonnes en 2035, a indiqué jeudi à Alger le chef d’équipe chargé de l’étude de la Stratégie nationale et plan d’action de la gestion intégrée et de la valorisation des déchets à l’horizons 2035 (SNGID), Sherif Arif. « La quantité globale des déchets produits en Algérie devrait presque doubler en 17 ans en passant de 34 millions de tonnes (0,8 kg/habitant) actuellement à 73 millions de tonnes (1,23 kg/habitant) à l’horizon 2035 », a fait savoir M. Arif lors de la présentation de cette étude.

La SNGID 2035 a été réalisée par des experts nationaux et étrangers en partenariat avec l’Union européenne et le consortium « Ernest &Young » et « GTZ », à travers le programme d’appui de l’UE à la politique sectorielle de l’environnement.

Dans sa présentation, il a estimé que les déchets deviendraient l’un des grands enjeux de l’Algérie dans le moyen terme, et ce, dans le sillage de la poursuite du développement socio-économique du pays et de l’augmentation de sa population qui devrait atteindre les 51 millions d’habitant à l’horizon 2035.

Selon lui, cette augmentation du volume des déchets entrainera des coûts importants: les coûts actuels de gestion des déchets, subventionnés totalement par l’Etat et estimés à 73 milliards de dinars/an, devraient atteindre environ 178 milliards de dinars/an en 2035, alors que les recettes de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TOEM) devraient rester à un niveau faible.

Voir Aussi